La Fédération de la Maille, de la Lingerie & du Balnéaire
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Edito du Président

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La nette reprise économique de 2017 ouvre un vaste champ d’opportunités en 2018

De nouveaux visages et des thèmes inédits ont rythmé l’année 2017 au plan politique : élection imprévisible d’Emmanuel Macron, victoire inattendue de Donald Trump, émotion internationale autour du Brexit. Au plan économique, la croissance a semblé vouloir se réinstaller dans les principales grandes zones. Les Etats-Unis ont poursuivi la course en tête, peu à peu rattrapés par l’Asie et l’Europe. Les experts affirment que le monde a renoué avec la croissance, qui affichait un taux de +3,6% en 2017. Souhaitons que les incertitudes politiques réelles ne viennent pas perturber cette dynamique.

2017 apparaît comme une année de retour à la croissance en France (+2%), même si celle-ci reste en deçà de la moyenne de la zone euro (+2,5%). Tout d’abord, les principaux indicateurs de la reprise sont au vert, qu'il s'agisse des investissements productifs ou encore des créations d'entreprises ou d'emplois. Ensuite, la consommation des ménages (+1,3%) s’est stabilisée grâce à une inflation modérée et à une baisse du chômage. Enfin, certaines réformes significatives engagées par le Gouvernement (baisse de l’impôt sur les sociétés, réforme de l’imposition du capital, modification du Code du travail…) devraient favoriser l’augmentation du PIB et soutenir le rythme de la croissance au cours des prochains trimestres. Toutefois, si la conjoncture s’améliore, la compétitivité de la France continue malgré tout à reculer et il faut donc aller plus loin pour alléger les charges sociales et baisser les impôts qui pèsent sur la production et, en conséquence, sur la création de valeur en France.

Au plan social, les difficultés de recrutement recensées dans de nombreux secteurs, et plus particulièrement dans le textile-habillement, s’amplifient, d’où la nécessité de mieux adapter les formations aux besoins des entreprises. La filière textile poursuit sa mutation et les entreprises qui la composent recherchent des collaborateurs de plus en plus spécialisés (créateurs, techniciens, ingénieurs…). La filière est également confrontée à un vieillissement de ses effectifs et a cruellement besoin de renforcer son attractivité, afin d’attirer les nouvelles générations. En janvier 2018, une étude réalisée auprès des Français, pour le compte de l’Union des Industries Textiles (UIT), a démontré que, si ces derniers associent plutôt l’industrie textile aux notions de déclin, de délocalisation et de fermetures d’usines, ils sont cependant confiants dans sa capacité à se réinventer en s’adaptant notamment aux nouveaux enjeux technologiques.

Le challenge est de taille puisque nous assistons à une modification profonde des modes de production de la filière. Interconnexion, digitalisation, robotisation des usines, multi-sourcing, traçabilité… sont devenus les nouvelles pistes stratégiques explorées par nos entreprises. Des progrès notables en termes d’éco-conception, de recyclage ou encore d’économie circulaire sont à signaler. L’engouement pour les certifications et labels RSE, la fabrication de matériaux biodégradables ou encore l’utilisation de produits et process plus respectueux de l’environnement ne sont que quelques exemples parmi d’autres.

Face au rythme de plus en plus soutenu, de l’apparition tant d’innovations que de nouveaux business models, la filière textile-habillement a connu, en 2017, un accroissement de sa production avec une activité en hausse de +5% pour l’habillement et de +1,4% pour le textile. Le segment des textiles techniques, qui représente plus de la moitié du total de la production, s’est montré particulièrement dynamique, grâce notamment à la reprise des secteurs du bâtiment, de l’aéronautique, de l’automobile et de la santé.

Du côté de la demande, après 10 années de recul, 2017 voit le retour à une légère croissance de la consommation de textile-habillement (+0,2% en valeur). Une croissance qu’il convient d’observer néanmoins avec prudence, puisqu’elle reste fragile : au premier trimestre 2018, les ventes ont fléchi de -2,8% selon l’Institut Français de la Mode (IFM).

La réduction du budget annuel consacré à l'habillement par les Français est devenue une constante (seulement 3,8% du budget annuel par personne en 2017). Cependant, les ménages consomment désormais "massivement" à prix barrés, lors de soldes, promotions et autres ventes privées, permettant à l’habillement "d’engranger" plus d’un tiers de son chiffre d'affaires pendant ces opérations. Dans la foulée, les distributeurs multiplient les nouveaux évènements promotionnels comme le Black Friday, le Cyber Monday, ou les French Days…

Côté retail, les indicateurs confirment la décroissance constante de la distribution "traditionnelle" au profit du commerce en ligne qui enregistre une croissance à deux chiffres depuis plusieurs années. Face à la montée en puissance de l’e-commerce, les distributeurs traditionnels s’organisent pour faire face aux géants de l'e-distribution et pour répondre au mieux aux attentes des consommateurs. L’expérience client s’en trouve enrichie. Les magasins se thématisent et proposent de nouvelles ambiances ; les découvertes produits prolifèrent et les animations s’enchaînent. Les vendeurs sont désormais équipés de tablettes et de smartphones pour mieux conseiller. Les magasins, quant à eux, s’équipent en solutions de mesure et d’analyse du trafic pour mieux comprendre le comportement des consommateurs. Ils proposent de nouveaux services via les réseaux sociaux et leurs sites e-commerce : réservation du produit en ligne, essayage virtuel, livraison à domicile en quelques heures, suivi du produit en temps réel...

La question de la sécurisation des données est également devenue centrale pour les entreprises : les échanges informatisés de données entre acteurs ne doivent plus connaître de faille numérique et les informations relatives aux données personnelles doivent être protégées. La loi est sans appel : depuis le 25 mai 2018, le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) est entré en vigueur, engageant la responsabilité des entreprises mais leur créant de nouvelles contraintes.

Autre grand sujet : le Big Data. Désormais inscrit dans toutes les stratégies marketing des entreprises, il permet aux enseignes de mieux connaître leur cible, de peaufiner leur relation client ou d’offrir une expérience client optimale. L'Intelligence Artificielle (IA) n'est pas en reste. 2017 a aussi vu naître le commerce conversationnel (c-commerce) et les chatbots : aide à l’achat personnalisé, assistance en temps réel lors de la navigation sur un site internet... Les nouvelles technologies n’en sont qu’à leurs prémices et de nombreux tests en cours devraient permettre une accélération du développement d’un nouveau commerce, basé sur le machine learning et l’analyse sémantique. A l’horizon 2018, se profile déjà le commerce vocal (v-commerce) qui, selon certaines études, pourrait générer 40 milliards de dollars dans le monde en 2022. Une opportunité à saisir pour les entreprises !

Face à ces multiples enjeux et dans la continuité des actions précédemment menées, La Fédération de la Maille, de la Lingerie & du Balnéaire, qui a l’avantage de regrouper les acteurs de l’amont et de l’aval, continuera de promouvoir nos métiers, en renforçant et en diversifiant ses actions d’expertise, de veille, de formations et de coopération avec les autres représentants du secteur textile-habillement-distribution.

Conscient du travail accompli, c’est avec enthousiasme que j’assurerai la présidence de La Fédération de la Maille, de la Lingerie & du Balnéaire pour, en insistant sur notre nécessaire solidarité de filière, poursuivre et impulser, avec les équipes, les membres du Conseil de Direction et les adhérents, les actions qui défendent nos intérêts.

Grégoire GIRAUD
Président de la Fédération
de la Maille, de la Lingerie & du Balnéaire


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