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05/02/2018

RSE : l’Europe s’unit pour répondre à la problématique des microplastiques

RSE

Une étude demandée par Orb Media et publiée massivement par the Guardian en septembre 2017, révèle que des microfibres de plastiques ont été retrouvées dans 83% des échantillons d’eau potable prélevés sur l’ensemble du globe.

L’émission des microplastiques dans l’environnement est un sujet que l’industrie a vu émerger il y a une vingtaine d’années, et dont les conséquences sont encore mal connues. Cependant, à la vue des effets de la pollution plastique déjà existante dans les océans, et des premiers résultats d’études dédiées à identifier l’ampleur de la pollution et son impact sur la santé des écosystèmes, le sujet est à traiter avec beaucoup de sérieux.

Si l’usure des pneus de voitures semble être la première source de pollution microplastique, l’industrie textile-habillement s’est également mobilisée sur cette problématique.

En effet, la fibre textile majoritairement utilisée est le polyester, une fibre d’origine plastique, dont les microfibres sont évacuées vers les milieux aquatiques lors des lavages domestiques. Une étude menée par des chercheurs australiens et norvégiens et publiée le 16 janvier 2018 par le Consomption Research Norway (SIFO), affirme que 20 à 35 % des microplastiques retrouvés dans les océans proviennent du textile-habillement. De plus, ce chiffre tendrait à augmenter, la tendance étant à une croissance de la production de vêtements fabriqués en matière synthétique d’origine pétrochimique. Pour le moment, les recherches n’ont pas encore réussi à mesurer l’impact que ces fibres peuvent avoir sur l’organisme humain, mais les microfibres de polyester seraient déjà la cause d’une augmentation de la mortalité du plancton selon une étude récente de l’université du Ljubljana en Slovénie.

C’est dans ce contexte qu’EURATEX (European Textile and Apparel Confederation), dont l’Union des Industries Textiles françaises (UIT) est un membre actif, mais aussi l’AISE (International Association for Soaps, Detergents and Maintenance Products), l’EOG (European Outdoor Group), le CIRFS (Comité International des Fibres Synthétiques) et la FESI (Federation of European Sporting goods Industry) ont signé et officialisé un accord interprofessionnel visant à comprendre les conséquences de cette pollution pour pouvoir la réduire efficacement. Cette initiative volontaire a été approuvée par la Commission Européenne.

Le premier semestre 2018 sera consacré au partage de connaissances et à des études afin de définir des méthodes de mesure harmonisées pour quantifier et qualifier les types de fibres retrouvées dans les milieux naturels. Par ailleurs,il sera question de proposer des mesures à moyen et long terme pour enrayer le phénomène d’émission et des projets de recherche à soutenir en ce sens.

Le but étant de pouvoir proposer à la Commission Européenne un plan d’actions global à mener d’ici la fin de l’année.
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