La Fédération de la Maille, de la Lingerie & du Balnéaire
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05/02/2018

Economie circulaire : vers des vêtements produits à partir de nos déchets ménagers ?

Economie circulaire
La gestion des déchets textiles est devenue une, voire la problématique environnementale la plus préoccupante de la filière.

En effet, la production de textiles-habillement ayant doublé au cours des 15 dernières années, des volumes de plus en en plus importants sont à gérer. Pour le moment, 87% de la production mondiale de fibres utilisée pour la fabrication de vêtements finit par être mise en décharge ou par être incinérée, représentant une perte de plus de 100 milliards de dollars chaque année, les produits n’ayant pas été revalorisés sans destruction complète. Si les tendances actuelles restent les mêmes, plus de 150 millions de tonnes de vêtements seront mises en décharge ou incinérées en 2050.

Ce système linéaire, en plus de la perte économique, est un désastre écologique. Entre 2015 et 2050, le poids de ces vêtements, constitués essentiellement de fibres synthétiques non biodégradables, s’accumuleront et représenteront plus de 10 fois le poids de la population mondiale, libérant des quantités considérables de gaz à effet de serre et de substances toxiques dangereuses pour l’Homme et l’environnement.

Une des solutions entrevues par l’industrie textile est de développer les fibres biosynthétiques (des fibres synthétiques obtenues partiellement ou entièrement à partir de ressources renouvelables) qui soient biodégradables sans générer d’impact négatif sur l’environnement ou les Hommes. C’est notamment ce que propose le groupe Rhodia-Solvay avec sa nouvelle fibre Amni® Soul Eco.
Toutefois, si l’on réfléchit à la résistance et donc à l’éco-conception du produit dans une logique de prolongement de sa valeur et de sa durée de vie, l’aspect biodégradable ou encore compostable n’est pas forcément un élément déterminant. La recyclabilité de la fibre devient alors plus intéressante pour permettre de multiples vies au produit.

C’est en considérant l’ensemble de ces aspects que la startup californienne Mango Materials a conçu son projet, utilisant des bactéries capables de métaboliser les émissions de méthane issues de déchets ménagers en polyhydroxyalcanoates (PHAs), pour produire un polyester biosourcé.

Un moyen donc de réintégrer des gaz à effet de serre dans les produits, diminuant ainsi l’impact carbone de la production de fibres, si le procédé est efficace énergétiquement, et de travailler à la fois l’aspect biodégradable et le recyclage des produits textile-habillement.



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