La Fédération de la Maille, de la Lingerie & du Balnéaire
0%
23/04/2020

Bercy installe un groupe de travail sur la couverture assurantielle des pandémies

@Shutterstock

Pressé depuis le début de la crise par les commerçants de déclarer l'état de catastrophe naturelle, Bruno Le Maire annonce l'installation d'un groupe de travail sur le développement d'une couverture assurantielle des événements exceptionnels. Dispositif qui inclurait, naturellement, les pandémies.

"Le groupe de travail s’attachera à définir à un cadre assurantiel adapté, offrant une couverture des risques d’une intensité exceptionnelle, tels que la survenue d’une épidémie de grande ampleur, de façon à permettre aux acteurs économiques de faire face à une baisse du chiffre d’affaires et poursuivre leur activité dans les meilleures conditions, à un coût abordable pour les entreprises et maîtrisé pour la collectivité publique", indique Bercy.


De la même manière que Bercy avait pris position sur la question du règlement des loyers commerciaux en temps de confinement, le ministère des Finances planche cette fois sur le traitement assurantiel à accorder aux pandémies. Le PDG d'Axa, Thomas Buberl, a prôné depuis début avril un régime d'assurance mutualisé pour les pandémies, géré à parts égales entre l'Etat et un pool d'assureurs. Non sans récuser l'idée d'une prise en charge des pertes d'exploitation durant la crise du coronavirus.


"Une entreprise peut être assurée contre le risque de pertes d’exploitation liées à une épidémie, même si c’est assez rare qu’une entreprise prenne ce type d’assurance", déclarait-il dans Le Monde le 5 avril. "En revanche, nous ne pouvons prendre en charge toutes les pertes non assurées provoquées par le confinement". Pour Jean-Laurent Granier, vice-président de la Fédération française de l'assurance (FFA), la prise en charge des pertes coûterait 50 milliards d'euros aux assurances, soit l'ensemble de leurs fonds propres.


Face à la grogne entourant le non-passage à l'état de catastrophe naturelle, notamment chez les commerçants et bailleurs, les assureurs avaient déjà été poussés par Bercy à soutenir davantage les entreprises. L'annonce d'un effort de 2,5 milliards d'euros avait suivi, mi-avril.


Cette fois, alors que l'Etat fait le choix d'une concertation avec les assureurs, ce sont le groupe bancaire mutualiste Crédit Mutuel et sa filiale CIC qui viennent d'annoncer la mobilisation de 200 millions d'euros destinés à compenser une partie des pertes d'exploitation de leurs professionnels assurés.
Ce site utilise des cookies. En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de ces cookies.
Pour en savoir plus, cliquer sur ce lien.