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Mode féminine 2017

@Antigel by Lise Charmel
Alors que la consommation de prêt-à-porter féminin a cru en 2017 pour la première fois depuis près de dix ans (12,7 milliards d’euros, soit +1,2%), le marché de la lingerie féminine, à hauteur de 1,97 milliard d’euros, a enregistré une baisse de -0,7% en valeur (source : Kantar Worldpanel). Ce recul de la consommation en valeur est notamment dû au changement de comportement d'achat des consommateurs. En effet, l'arrivée massive des enseignes à bas prix conjuguée à la multiplication des opérations de promotion ont instauré des référentiels de prix de plus en plus bas dans l'esprit des consommateurs, engendrant des comportements d'achat plus "opportunistes". Tous les indicateurs ne sont cependant pas négatifs, puisque les ventes en volume sont restées très dynamiques (+3,8%), avec un rebond de la fréquence d'achat (+3,1%) et du nombre d'articles par acheteurs (+4,4%).
A noter que la lingerie compte pour 12,5% dans le total du marché de l'habillement femme en valeur et 19,3% en volume.

Comme depuis plusieurs années, ce sont les 15-25 ans qui font figure de locomotive du marché avec des budgets moyens annuels en hausse de +1,85% en 2017, talonnés par les consommatrices de plus de 45 ans (+1,87%). A l'inverse, pour la tranche des
35-44 ans, le budget moyen consacré aux achats de lingerie a baissé de -4,9% par rapport à l’année précédente.

Du côté de la distribution, on observe une baisse des ventes en grande distribution dont la part de marché a chuté de -1,1 point pour s’établir à 23,9% en 2017. Ce circuit est devancé par les enseignes de centre-ville qui trustent un tiers du chiffre d’affaires du secteur. Les grands magasins et les magasins populaires sont restés globalement stables avec une part de marché de 8,8%. Quant aux détaillants et aux multimarques, ils ne représentent plus que 7,3% de parts de marché, et les chaînes de périphérie et spécialistes de sport, 10,6%. Enfin, le e-commerce (VAD, Pure Players et Sites de marques), continue sa progression et compte désormais pour 15,9% dans le total des sommes dépensées.

A l'export, les ventes de lingerie féminines ont chuté de -3,4% par rapport à l’année précédente, pour atteindre 371,5 millions d’euros. Mais les principaux pays clients de la France ont toutefois enregistré de bonnes performances : l’Allemagne (+3,5%), la Belgique (+1,8%), l’Italie (+5,1%) et le Royaume-Uni (5,5%). Seules les exportations à destination de l’Espagne ont baissé de -4%. A noter que l'UE reste le principal marché de la France pour la lingerie (72% de PDM).

Concernant les pays Scandinaves, les ventes ont été multipliées par 2,5 en Norvège par rapport à 2016 ; elles ont reculé de -18,0% en Suède et de -2,9% au Danemark. L’Europe du Nord reste donc un marché porteur pour les corsetiers français, particulièrement pour les marques spécialisées dans les grandes tailles.

A noter également que la Russie (24ème pays client pour les articles de corseterie) revient avec une progression de +29,7% en 2017, après la crise liée à la dévaluation du rouble, la situation tendue avec l’Ukraine et la baisse du prix du pétrole.



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